Larmes de sang
Larmes de sel
Tristesse pleinement
Au fond d'elle
Elle n'en peut plus
Elle en a marre,
Elle a trop vu,
Enduré ces déboires.
Ils ne savent pas,
Ne comprennent rien.
Et quand elle partira
Ils diront "C'est bien..."
Pas de larmes,
Pas de pleurs.
Juste une arme
Pour elle, tout à l'heure
Jamais ils ne sauront
Jamais ils ne comprennent
Et quand ils la verront
De sang elle sera pleine
Sa mère pleurera,
Son père, abattu,
Son frère criera,
Elle, à jamais perdue.
Ils n'ont rien vu venir,
Ils n'ont pas compris.
Elle voulait en finir,
Elle l'a fait sans bruit.
Leur douleur est grande
La sienne n'est plus.
L'aurage, au loin gronde,
Ce jour, il a plut.
Elle est en terre,
Toute de noir vêtue.
Mais leurs pleurs amers
Ne la console plus
D'en haut, elle regarde.
Mais elle se demande
Quels souvenirs ils gardent,
De cette fille gourmande
Une petite conne suicidaire, pour certains?
Ou, une jeune fille sage, pour d'autres?
Une petite fille à problème, d'une part?
Ou une hypocondriaque de 16 ans, d'un autre coté?
Qui sait? Pas moi.
J'ai bien envie de faire ce poème
À la première personne du singulier
Je n'en peux vraiment plus...